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En route pour
Dans l'Afrique resplendissante
Guide de safari en Afrique du Sud
Les derniers édens d'Afrique australe
Chapitre III
Chapitre précédent : Un printemps en Namibie
Après notre aventure en Namibie, nous avons voulu prolonger l'enchantement par un grand safari en Afrique de l'Est. A la poursuite du mythe de l'éden sauvage, nous sommes donc partis trois mois au Kenya, en Ouganda et à Zanzibar. Ce voyage en 4X4 de 9000 km vous emmène dans 30 parcs nationaux, réserves ou conservatoires pour vous faire découvrir quelques uns des plus beaux endroits d'Afrique.
SOMMAIRE
~ SAFARI YA KENYA ~
~ AU PAYS DES GORILLES ~
~ ZANZIBAR, l'ILE DES EPICES ~
SAFARI YA KENYA
Les parcs et réserves visités lors de ce séjour au Kenya.
A notre arrivée à Nairobi, nous filons directement vers la réserve nationale de Masaï Mara, car nous n'avons plus que deux semaines pour assister à la grande migration des gnous au Kenya, et nous ne voulons surtout pas manquer ce fabuleux spectacle de la nature. Six heures d'une route assez calamiteuse nous attendent : depuis une cinquantaine d'années que le sanctuaire existe, les autorités locales semblent s'être décidées seulement maintenant à entamer de vrais travaux d'asphaltage. Le long de la piste, des étendues de savane où déambulaient autrefois les animaux sauvages sont devenus à présent des champs de blés. Quelques acacias parasols ont échappé au grand chamboulement, comme la dernière réminiscence d'un temps révolu.
Dik-dik et grand koudou retrouvent leur milieu naturel...
Plongeon dans la rivière Mara, sous l'oeil attentif de quelques crocodiles du Nil.
Bien que pourvus d'une boussole et d'une carte assez précise, nous n'arrivons pas à trouver le chemin qui mène à la rivière Mara et à ses points de passage de gnous. Nous errons ainsi toute une matinée dans les steppes herbeuses avant de tomber par hasard sur un attroupement de véhicules au loin. C'est le gué de Kuinnana Kubwa, dans un coude de la Mara, sans doute le plus beau site de la réserve pour voir la migration. A peine une demi-heure d'attente, et plusieurs centaines de gnous et de zèbres qui s'agglutinaient sur les falaises se jettent soudain à l'eau dans un grand nuage de poussière. C'est un gros coup de chance, car il faut parfois attendre deux ou trois jours pour être témoin de cette scène. Debout sur le toit de notre 4x4, nous assistons à l'acte final du spectacle : sous nos yeux stupéfaits, un énorme crocodile se saisit d'un zèbre et l'entraîne sous l'eau en quelques secondes...


Zèbres de Burchell.


Un crocodile du Nil emporte un zèbre sous l'eau.


Hyène tachetée.

Gnous occidentaux à barbe blanche.


Vautour africain.


Oricou.

Cob defassa.

Mangouste rayée.


Guépards.



Camping près de Serena Lodge.
Cette nuit-là, à 4h du matin, je me réveille en sursaut en entendant le rugissement d'un lion, lequel dans mon demi-sommeil me parait si retentissant que j'imagine le fauve en train de rôder aux alentours de notre tente. Par précaution, j'entraîne aussitôt Camille dans la voiture où nous terminerons notre nuit.
Au petit matin, ma chérie n'est pas très contente d'avoir dormi sur un siège. Quant à moi, je veux en avoir le coeur net : en roulant en direction des rugissements, ce n'est qu'au bout de 3 ou 4 km que nous apercevons notre lion en train de s'abreuver sur les rives de la rivière Mara. Je réalise alors que le fauve devait être bien plus loin que je ne le pensais car son rugissement peut s'entendre jusqu'à 5 km. La colline où nous dormions était en pente douce, ce qui devait faire porter le son très loin, un peu comme sur une mer calme.



Randonnée sur le mont Longonot.
L'excursion tout autour du cratère prend environ 5h et offre des vues splendides sur la Vallée du Rift. Sur les pentes du volcan, nous croisons à notre retour un troupeau de buffles qui nous toisent d'un air inquiet à une trentaine de mètre puis disparaissent tous ensemble dans les broussailles. Nous surprenons également quelques girafes, impalas, zèbres et bubales qui profitent de la fraîcheur de la soirée pour se nourrir. Approcher la faune à pied est toujours une expérience bien plus intense que de baisser la vitre de son véhicule.
Parc national de Hell's Gate, près du Lac Naivasha.
Girafe masaï.

Randonnée dans les gorges de Njorowa.
Lake Naivasha Country Club.
Des vervets pillent le buffet d'un séminaire qui se tient dans une salle de conférence du Country Club.
J'ai pu constater à maintes reprises que les vervets et babouins savaient très bien faire la différence entre les Blancs et les Noirs. Ils ont appris que les Blancs se laissaient souvent attendrir et qu'ils peuvent s'approcher d'eux pour obtenir de la nourriture, alors qu'ils fuient les Noirs à toutes jambes dès qu'ils les aperçoivent pour éviter les cailloux.
Un vervet marche sur ses pieds avec son butin dans les mains, une sucrière.
Ibis sacré.

Crater Lake, à l'ouest du lac Naivasha.
Ce superbe lac émeraude dans son écrin de forêt luxuriante est un petit bijou totalement ignoré des tours-opérateurs, lesquels en général n'ont que dix jours pour faire visiter le Kenya à leurs clients. Comme nous avons le luxe du temps, nous apprécions de pouvoir explorer ce genre de sites peu fréquentés et de nous l'approprier le temps d'une journée.
Flamants roses.


Flamants roses immatures.

Déjeuner au Crater Lake Lodge.
Parc national du Lac Nakuru.
Pélicans blancs.


Echasse blanche.

Jeune babouin.

Buffles d'Afrique, mère et son petit.


Serpentaire.

Babouin mâle.

Jeune zèbre de Burchell.


Rhinocéros blanc.

J'ai une passion toute particulière pour les rhinocéros : leur allure préhistorique me fascine, et depuis mon premier voyage en Afrique de l'Est, je commence à collectionner les sculptures et autres gris-gris à leur effigie. Je pense qu'une psychothérapie ferait remonter cette monomanie à l'enfance, quand je me plongeais avec délectation dans les aventures de Spirou et Fantasio...
Accident sur la route de Kisumu, dans l'Ouest du Kenya.
Cueilleur de thé dans la région de Kisumu.
Réserve nationale de Kakamega, la dernière forêt équatoriale du Kenya.
Notre gîte dans la forêt de Kakamega.
Cercopithèque diadème.



Colobes guérézas, mère et son petit.



Une noix de coco pour le goûter.
Après notre détour jusqu'à Kakamega dans l'ouest du pays, nous retrouvons la Vallée du Rift à Eldoret.
Matinée ornithologique sur le lac Baringo.
Héron goliath.


Aigle pêcheur.

Pêcheurs masaïs (Njemps).
Spréo superbe.

Tisserin gendarme.

Ecole dans l'île de Kokwa.
Scorpion.

Réserve nationale de Bogoria.
Flamants nains.



La Nature est en équilibre entre beauté et cruauté : ce zèbre est mort d'épuisement après s'être enlisé dans un marécage.

Geyser.
Camille enregistre les flamants roses.
Le site où nous avons planté la tente pour la nuit.
Paysage d'une brousse ravinée par les pluies, sur le chemin de Nakuru.
Rencontre fortuite avec une tortue léopard qui traverse la piste.

Sur la route des Aberdares.
Passage de l'Equateur.
Parc national des Aberdares.
Le parc des Aberdares est un destination de safari hors des sentiers battus qui est loin d'être aussi touristique que Masaï Mara ou Amboseli. Cela tient essentiellement à deux raisons : d'abord, le terrain est montagneux et les pistes peuvent être difficiles dans certaines parties du sanctuaire; ensuite, les animaux y sont encore sauvages, c'est-à-dire qu'ils fuient dès qu'ils vous aperçoivent. Ils bénéficient en effet d'une végétation dense pour se cacher, et ils ne sont donc pas habitués à se laisser importuner par les touristes, au contraire d'autres parcs africains très fréquentés où les animaux sont depuis longtemps à moitié domestiqués, ayant assimilé que les véhicules de safari étaient des objets sans danger pour eux. Pourtant, on aurait tort de bouder le parc des Aberdares, car la faible fréquentation préserve le sanctuaire des nuisances du tourisme de masse, et les splendides paysages de montagnes qui évoquent l'Afrique profonde des premiers explorateurs valent vraiment le détour.
Hylochères.


Dans cette lande de haute montagne, nous débusquons enfin des éléphants que nous cherchons en vain depuis trois jours dans les basses terres du parc. Les éléphants peuvent monter jusqu'à 3000 mètre d'altitude pour se nourrir.
Guib harnaché mâle.

Guib harnaché femelle.

Buffle d'Afrique mâle.

Francolin de Jackson.

Karura Falls au premier plan, et Gura Falls dans le fond.

Outspan Hotel, à Nyeri.
Le fondateur du scoutisme, Baden-Powell, a passé les trois dernières années de sa vie dans un des cottages attenants à l'hôtel. La visite de la pièce principale, transformée en musée, est d'autant plus émouvante pour moi qu'elle m'évoque quelques bons souvenirs de jeunesse...
Tombe de Robert Baden-Powell (1857-1941).
Mont Kenya, entre Nyeri et Nanyuki.
Ascension du Mont Kenya par la piste de Sirimon.
Après avoir laissé notre véhicule au refuge, nous continuons à pied pour atteindre au bout de quelques heures de marche une lande couverte de séneçons.
Copain avec une lobélie.
Record battu pour un ralentisseur : 11 dos d'âne valent bien un arrêt pour une photo.
Les bumps sont une vraie maladie nationale au Kenya. Ils sont d'autant plus dangereux que la plupart du temps, aucune signalisation ne vous avertit, ni pancarte, ni marquage au sol, et si comme moi vous vous faites surprendre parce que vous regardez le paysage, les secousses vous font littéralement sauter au plafond. Des bumps particulièrement vicieux peuvent même occasionner de sérieux accidents si l'on ne ralentit pas suffisamment. Sur certaines routes, il y en a pratiquement tous les 500 m, ce qui fait que dans le meilleur des cas, on ne peut jamais dépasser une moyenne de 50 km à l'heure. Le nombre d'heures passé au volant pour des distances relativement courtes, disons 150 à 200 km par exemple, est proprement hallucinant. En plus, il faut faire attention aux piétons, car l'Afrique toute entière semble vivre le long de la route, aux nids-de-poule qui sont parfois si larges qu'on devrait plutôt les appeler hippo pools, aux bus et matatus qui roulent comme des zinzins, aux chariots tirées par les ânes, aux cyclistes chargés de bananes, de planches ou de bidons d'eau, aux vaches qui traversent la route sans se soucier des véhicules, aux chèvres qui dorment sur le bitume, aux chiens errants, aux poules... Mais on finit par s'habituer à tout, et même à ce genre de conduite.
A notre arrivée dans la réserve de Buffalo Springs, l'Ewaso Ngiro est complètement à sec à cause de la grave sécheresse qui sévit au Kenya depuis 3 ans.


Girafes réticulées.


Gerenuk femelle (ou gazelle girafe).

Vervet.

Zèbres de Grévy.


Pintade vulturine.

Dik-dik de Kirk.


Varan du Nil.

Jeune oryx.

Babouin mâle (papion anubis).



Réserve nationale de Samburu.
Transhumance de dromadaires aux environs d'Isiolo.

Petite mésaventure dans le parc national de Meru...
A la recherche des rhinocéros noirs dans une zone marécageuse, nous décidons de faire demi-tour en descendant une pente dont les ravines ne nous inspirent pas confiance. Alors que j'effectue ma manoeuvre, le capot se soulève brutalement et nous nous retrouvons tellement penché sur la droite qu'un court instant nous n'osons plus bouger, de peur de faire tomber le véhicule à la renverse. Après être sorti prudemment, nous constatons le problème : la roue arrière droite du 4x4 est tombée dans un grand trou que je n'avais pas vu. Impossible de sortir par l'avant, même en 4L à pleine puissance, et pour cause, ce serait demander au véhicule de monter une marche de 60 cm ! Après un court instant de réflexion, nous nous rendons compte que nous devons nous en sortir par nous-mêmes : nous sommes isolés dans une région peu fréquentée du parc, nous n'avons pas le numéro de téléphone des rangers et nous ne pouvons pas marcher pour chercher de l'aide puisque nous sommes au pays du lion ! Nous optons rapidement pour une solution en marche arrière. Tout en faisant le gué aux alentours, nous creusant une inclinaison dans le trou : notre 4x4 qui est léger mais puissant sort finalement de l'ornière. Plus de peur que de mal, et nous repartons en game drive...
Jabiru mâle attrapant une anguille.

Serval.


Girafe réticulée.

Autruche femelle.

Girafe réticulée.

Une genette photographiée aux alentours de minuit après une heure de patience

La nuit, les genettes ont pris l'habitude de fréquenter les camps à la recherche de nourriture. Celle que j'ai pu prendre en photo était assise tranquillement à quelques mètres de ma tente quand je l'ai aperçu; j'ai cru d'abord que c'était un chat, mais en découvrant la longueur de sa queue lorsqu'elle s'est enfuie, j'ai réalisé qu'un chat de gouttière n'avait pas plus de chance de se retrouver dans la brousse de Meru qu'un bison ou un kangourou...
Calao couronné.

Pendant nos 4 jours à Meru, Leopard Rock Lodge devient notre quartier général pendant les heures chaudes de la journée pour boire un coca frais, sauvegarder des photos ou se baigner dans la piscine.
Le budget de notre voyage ne nous permet pas de dormir dans les lodges dont les tarifs sont parfois délirants. Or, pour pouvoir profiter malgré tout de ces lieux magiques qui sont la plus belle expression de l'art de vivre en Afrique, nous avons développé notre stratégie : nous venons dans les lodges pour boire des rafraîchissement ou prendre un repas, ce qui nous coûte peu. Nous sommes toujours très bien accueillis, au point que nous demandons la plupart du temps à visiter une chambre pour la prendre en photo, car j'adore la décoration intérieure et l'architecture de ces palais africains. Au lodge de Meru, nous profitons ainsi de la piscine, et dans d'autres établissements en Ouganda nous ferons même du kayak et des balades à cheval.
Dans une économie de pénurie, l'Afrique est le continent de la débrouille. Rien ne vous étonne plus, même pas 4 personnes sur une moto. Mais le plus surprenant, c'est que les policiers sur le bord de la route ne réagissent même pas...
De retour au Mont Kenya par la piste de Chogoria.
Cercopithèque du Mont Kenya.

Dans les pas de Vivienne de Vatteville.
Visite de la maison de Karen Blixen, l'auteur du roman "Out of Africa", à notre retour à Nairobi.
Déjeuner au Norfolk Hotel pour fêter l'anniversaire de Camille.
Musée National à Nairobi.
Monticule de cendres érigé en symbole dans le parc national de Nairobi.
Sur ce site en 1989, le président du Kenya Daniel Arap Moi a lui-même mis le feu à un bûcher de 4000 défenses d'éléphants, l'équivalent de 12 tonnes d'ivoire pour une valeur marchande de 3,6 millions de dollars. Cette opération médiatique diffusée dans le monde entier était destinée à frapper les esprits sur les massacres du braconnage.
Vautour de Rüppell.


Elands du Cap.

Jeune bubale.

Marabout.

Autruchons.

Vieux ranger à l'Hippo Pool du parc de Nairobi avec l'un des vervets qui lui tiennent compagnie lors de ses journées de garde solitaires.
Musée du Chemin de Fer à Nairobi.
A la station de Kima, non loin de Tsavo, le superintendant Charles Henry Ryall et deux autres chasseurs s'étaient postés avec leur fusil dans ce wagon au cours de la nuit du 6 au 7 juin 1900. Ils étaient à l'affût d'un lion mangeur d'homme qui terrorisait la région. Mais cette nuit-là, le fauve déjoua l'embuscade qui lui était tendue en sautant dans le wagon par la porte restée ouverte, se saisit de Ryall puis bondit à travers une vitre en emportant sa victime pour la dévorer.
Uganda Railway, dans la région de Voi.
Pont de la rivière Tsavo.
En 1898, les travaux de l'Uganda Railway ont été totalement interrompus pendant trois semaines sur le chantier du pont de Tsavo. Deux lions mangeurs d'hommes y faisaient régner la terreur la nuit dans les camps des ouvriers. Sur une période de 9 mois, les fauves auront ainsi dévoré 28 coolies indiens selon les sources officielles, et probablement plus d'une centaine d'indigènes africains...
Le Lieutenant-Colonel J. H Patterson, ingénieur sur les chantiers de l'Uganda Railway, posant en décembre 1898 devant le premier des deux lions sans crinière qu'il parvint à abattre après de nombreuses vicissitudes.
Parc national de Tsavo-Est.
Buffle d'Afrique.

Luggard Falls.
Gerenuk mâle.

Calao de Decken immature (bec noir).

Mudanda Rock.
Fort Jesus, à Mombasa, construit par les Portugais en 1593.
Tiwi Beach.
A Twiga Lodge, on peut planter sa tente sous les cocotiers, face à l'Océan Indien.

Réserve nationale de Shimba Hills.
Depuis ces jolies collines, on peut apercevoir l'océan. Nous avons pu débusquer un troupeau d'hippotragues, de superbes antilopes très rares, mais la lumière n'était pas bonne pour les photos.
Après une heure de marche dans le bush avec un garde armé, les chutes de Sheldrick offrent un endroit rafraîchissant.
Parc national de Tsavo-Ouest : l'Afrique sauvage telle que l'on se l'imagine.
Kilaguni Serena Lodge, face à un point d'eau où viennent s'abreuver les animaux. Dans le fond se détache les Chyulu Hills, et par temps clair, on peut apercevoir le Kilimanjaro.
Aigle martial.

Autruche femelle.

Jeune babouin.

Agame des colons (ou margouillat).

Aigle ravisseur.

Ngulia bandas, un bon plan pour séjourner à Tsavo-Ouest en "self-catering".
Le KWS (Kenya Wildlife Service) impose aux touristes d'effectuer la route entre Tsavo-Ouest et Amboseli en convoi et avec une escorte armée : il semblerait qu'il y a quelques années, des brigands aient fait des incursions sur cette route très passante depuis la frontière tanzanienne toute proche. Au loin, on aperçoit le Kilimanjaro.
Tempête de sable dans le parc national d'Amboseli.
Malgré le sable aveuglant et le vent qui fait voler ses grandes oreilles, cet éléphant continue à paître tranquillement.


Jeune lion.






Gnou oriental à barbe blanche.

Buffles d'Afrique.



Grues royales.

Spatule d'Afrique.

Jacana africain.

Oies d'Egypte.




Hyène tachetée.



Tombe de Denys Finch Hatton (1887-1931), dans les Ngong Hills. De nos jours, l'endroit est envahit par les habitations et les parcelles de cultures, mais il était complètement sauvage il y a un siècle. De ce promontoire, on pouvait alors admirer l'immense étendue d'une savane inviolée dont ne subsiste plus que le parc national de Nairobi.
En 1911, Denys Finch Hatton alors âgé de 24 ans achète des terres dans la partie orientale de la Vallée du Rift. Comme beaucoup d'autres aristocrates anglais de cette époque, il passe ainsi l'automne et l'hiver en Afrique de l'Est pour s'adonner à la chasse puis rentre en Angleterre au printemps et en été. En 1922, il noue une relation amoureuse avec Karen Blixen, délaissée depuis plusieurs années par son mari, Bror Blixen, un séducteur invétéré aux nombreuses conquêtes féminines. En 1925, Finch Hatton se lance dans une affaire de safari et peut alors offrir à ses clients tout le service de luxe qui est la norme en ce temps-là : des bains chauds, des tentes spacieuses de 8 pieds de hauteur, du linge propre tous les jours, ainsi qu'un tireur d'élite en couverture, pour parer à tous dangers, notamment les charges de rhinocéros noirs.
En 1929, Finch Hatton prend des leçons de pilotage et achète son propre avion, un Gipsy Moth. Il peut ainsi effectuer des reconnaissances aériennes pour ses safaris. En 1931, alors qu'il décolle de Voi pour localiser des troupeaux d'éléphants dans la région de Tsavo, son avion tombe brusquement en vrille. Karen Blixen fait enterrer son ami dans les Ngong Hills, non loin de Nairobi, où il lui avait confié vouloir reposer. L'auteur de Out of Africa raconte une anecdote romanesque à ce sujet :
Après avoir quitté l'Afrique, Gustav Mohr m'écrivit pour m'informer que la tombe de Denys était le théâtre d'un fait étonnant dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'alors. "Les Masaï, m'écrivait-il, ont signalé au Chef de District de Ngong qu'ils avaient aperçu plusieurs fois des lions sur la tombe de Finch Hatton au lever et au coucher du soleil. Un lion et une lionne venaient s'allonger sur place pendant un long moment. Des Indiens qui se rendaient à Kajado en camion ont également vu les lions. Depuis que vous êtes partie, le terrain autour de la tombe a été aplani en une sorte de vaste terrasse. Je suppose que les lions aiment venir à cet endroit, d'où ils peuvent surveiller le bétail et le gibier dans la plaine." (Out of Africa, Putman & Co Ltd, Londres, 1937).(Traduction : Emmanuel THERET)
Les sanctuaires animaliers du Kenya
Nous avons aimé :
~ L'abondance de la faune à Masai Mara, Buffalo Springs et Amboseli.
~ Les paysages grandioses des Aberdares, du Mont Kenya (Chogoria) et de Tsavo-Ouest.
~ Les sanctuaires peu visités comme Crater Lake, Kakamega, Bogoria et Meru, qui offrent une Afrique sauvage hors de sentiers battus.
~ Les bornes aux croisements des pistes qui permettent de se repérer efficacement avec une carte dans les parcs nationaux.
~ L'excellent accueil dans tous les lodges où nous sommes simplement allés boire un verre.
Nous n'avons pas aimé :
~ Le prix d'entrée exorbitant des parcs nationaux. L'appât du gain fait perdre toute mesure au KWS (Kenyan Wildlife Service) qui pense que le tourisme se résume à collecter l'argent des visiteurs sans service en retour.
~ Le prix extravagant de certains campings sans aucune infrastructure dans les parcs et réserves.
~ Le système de la Smart Card, qui a été instauré par le KWS pour éviter les détournements d'argent, mais qui pour le visiteur s'avère une procédure rigide et compliquée.
~ La nonchalance parfois exaspérante des fonctionnaires du KWS à l'entrée des parcs.
~ La très forte pression démographique aux portes des parcs de Nakuru et des Aberdares.
~ Les mouches tsé-tsé à Meru et Tsavo-Ouest, qui finissent par vous faire perdre toute concentration en "game drive".
~ Le manque de formation naturaliste des rangers qui ne sont en fait que de simples agents de sécurité, contrairement à l'Ouganda.













































































































































